je m’appelle V, et je suis tatoueur·euse.
Je dessine depuis toujours, mais ne sais pas me tenir à une chose : broderie, musique, pâtisserie, danse, écriture… tant que je peux provoquer une émotion ou faire passer un message !
Après des études d’art à Paris, je me suis lancé•e dans le tatouage. Un•e ami•e a qualifié mon travail de « woke school », car mes dessins découlent du old school, un style pensé par et pour les hommes blancs : félins, armes, pin-ups aux corps standardisés, représentations fantasmées de peuples autochtones… J’en garde les codes esthétiques et revisite les thématiques à la sauce féministe, queer, anticapitaliste et antiraciste !
Graver les corps est un honneur et une pratique très gratifiante : elle me permet de militer via mon travail, et d’accompagner les gens dans la réappropriation de leur corps.
Mais j’aime aussi pouvoir dessiner des illustrations plus libres (peinture, gravure, romans graphiques…) sans jamais abandonner le dotwork, technique du point par point.J’ai pu exposer cette année ma série de portraits Ourstory : une mise en lumière de personnes sexisé•es, minorisé•es, méconnu•es malgré leur parcours extraordinaire.Je pratique le drag sous les traits de Noa Gender : un art politique, nécessaire, qui me permet de questionner le genre, d’expérimenter couture, perruques, make-up, chant, scène…
À Poitiers depuis 3 ans, j’accueille les client•es dans mon shop en centre-ville.Je serai au Musée Sainte-Croix mi-février 2027 pour le Musée dans la peau, puis je m’en irai vers de nouveaux horizons !
Ça n’est pas un adieu : je compte bien revenir pour performer et tatouer à l’avenir.
